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Décès au CHUD Ouémé:  l’Ordre national des médecins du Bénin  brise le silence.

L’Ordre national des médecins du Bénin a réagi aux dénonciations largement relayées sur les réseaux sociaux à la suite du décès d’une jeune femme au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé.

Dans un communiqué rendu public le mardi 27 janvier 2026, signé par son président, le Dr Abou Adégbindin, l’instance ordinale indique avoir pris connaissance de l’affaire « relative au décès d’une patiente survenu au CHUD Ouémé le 18 décembre 2025 ». Tout en exprimant sa compassion et sa solidarité envers la famille endeuillée, l’Ordre adopte une position à la fois empathique et strictement légaliste.

L’affaire a pris une ampleur nationale après une publication Facebook du veuf, datée du dimanche 25 janvier 2026. Dans son témoignage, l’époux décrit une dégradation rapide de l’état de santé de son épouse après une césarienne. Il évoque notamment une hémorragie survenue en début de soirée, une prise en charge qu’il juge tardive, puis une réintervention plusieurs heures plus tard, avec des médicaments et du sang fournis par la famille. Selon lui, la patiente a ensuite été transférée en réanimation, sans que les proches ne reçoivent d’informations claires pendant de longues heures.

Le mari affirme également que le décès lui aurait été annoncé dans l’après-midi du 18 décembre, alors que l’acte de décès mentionnerait une heure antérieure. Il met en cause la gestion de l’hémorragie post-partum, regrette de ne pas avoir été associé à certaines décisions médicales et évoque un autre décès similaire dans le même établissement, sans toutefois fournir de preuves.

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Face à ces accusations, l’Ordre national des médecins du Bénin rappelle que « nul n’a le droit de se faire justice soi-même ». Pour l’instance faîtière, les réseaux sociaux ne peuvent se substituer aux mécanismes institutionnels de recherche de la vérité. Les dossiers de cette nature, insiste-t-elle, doivent être portés devant les juridictions compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités et à rendre justice dans le respect des lois et procédures en vigueur.

Au-delà de cet appel à la retenue, l’Ordre se dit prêt à assumer pleinement son rôle disciplinaire. Il réaffirme son engagement à accompagner les enquêtes en cours, à veiller au respect de l’éthique médicale et à sanctionner tout manquement avéré si les faits venaient à être établis.

L’ONMB rappelle enfin que la mission fondamentale du médecin demeure la protection de la vie et de la dignité humaine. Une déclaration qui intervient dans un contexte de forte émotion, alors qu’une enquête interne a déjà été annoncée par la direction du CHUD Ouémé pour faire la lumière sur les circonstances du décès. De son côté, l’Autorité de régulation du secteur de la santé n’a pas encore officiellement réagi.

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