La Police républicaine a mené, le vendredi 17 juillet 2026, une opération de sécurisation dans la commune de Djougou, dans le département de la Donga. L’intervention s’est soldée par l’interpellation de seize personnes et le démantèlement de trois sites présentés comme des ghettos dans le deuxième arrondissement de la ville.
Selon les informations communiquées par la Police républicaine, l’opération a mobilisé des agents des commissariats des 1er, 2e et 3e arrondissements, appuyés par le Peloton de surveillance et d’intervention (PSI) de Djougou. Placée sous la coordination du commissaire central, elle a ciblé plusieurs points identifiés au quartier Yalowa, au marché Atchoukouma ainsi que le long de la voie située en face de la station JNP.
Les perquisitions menées sur ces différents sites ont permis la saisie de plusieurs produits présumés illicites. Les forces de l’ordre indiquent avoir découvert des boissons alcoolisées conditionnées dans des sachets et des emballages plastiques d’origine suspecte, de l’alcool frelaté, des paquets de cigarettes, du chanvre indien ainsi que diverses substances psychotropes.
L’ensemble des produits saisis a été placé sous scellés avant d’être remis aux autorités judiciaires. Les seize personnes interpellées feront l’objet d’une procédure judiciaire afin que les faits qui leur sont reprochés soient examinés par les juridictions compétentes.
La Police républicaine précise que cette opération s’inscrit dans le cadre des directives de la hiérarchie visant à intensifier la lutte contre le trafic de stupéfiants, la consommation de substances psychotropes et les activités illicites. Elle souligne également que ces interventions sont désormais menées de manière coordonnée entre plusieurs unités afin d’améliorer leur efficacité sur le terrain.
Depuis plusieurs années, les forces de sécurité multiplient les opérations de démantèlement de ghettos dans plusieurs villes du Bénin, notamment à Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Bohicon et Djougou. Les autorités rappellent toutefois que les personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.