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Ghana : 33 Béninois secourus d’un réseau d’escroquerie présumé lié à Qnet

Ghana : 33 Béninois secourus d'un réseau d'escroquerie présumé lié à Qnet

Trente-trois ressortissants béninois ont été secourus à Accra, au Ghana, alors qu’ils vivaient dans des conditions précaires au sein d’un réseau présumé d’escroquerie lié à Qnet. L’opération a été menée par les services ghanéens de l’immigration, en collaboration avec l’Association des étudiants et stagiaires béninois du Ghana, selon des informations rapportées par Le Télégramme.

D’après les premiers éléments, les victimes étaient regroupées dans un même logement, où elles vivaient dans des conditions difficiles, avec un accès limité à la nourriture. Elles auraient été attirées au Ghana par des promesses d’emploi bien rémunéré avant de découvrir qu’elles étaient tombées dans un système frauduleux.

Selon les témoignages recueillis, les recruteurs ne seraient pas des inconnus. Plusieurs victimes affirment avoir été convaincues par des amis, des membres de leur famille ou d’anciens camarades de classe de rejoindre le Ghana, après avoir versé une somme d’argent censée couvrir les démarches liées à leur recrutement.

Parmi les personnes secourues figure un jeune diplômé béninois titulaire d’une licence obtenue au Maroc. Il explique avoir répondu à l’appel d’une ancienne camarade de promotion qui lui promettait un emploi à Accra. Une fois sur place, il aurait découvert qu’il s’agissait d’une escroquerie.

Les victimes indiquent également que leurs économies, et parfois leurs documents de voyage, leur auraient été confisqués. Selon la secrétaire générale de l’Association des étudiants et stagiaires béninois du Ghana, Faouziath Adéboukola, les personnes piégées devaient soit convaincre un nouveau candidat de prendre leur place, soit demander à leurs proches de verser de l’argent pour obtenir leur libération.

Un phénomène récurrent au Ghana

Les autorités ghanéennes ne découvrent pas le phénomène. En octobre 2025, la police avait déjà libéré 110 étrangers près d’Accra. L’EOCO avait démantelé un autre réseau un mois plus tard. Le gouvernement avait également rapatrié des centaines de citoyens victimes de traite en Afrique de l’Ouest.

Au Bénin, les autorités ont engagé depuis 2018 une vaste campagne de lutte contre les réseaux d’escroquerie assimilés à des systèmes de recrutement frauduleux. Selon les chiffres communiqués par la Police républicaine, 70 opérations ont été menées sur le territoire national, donnant lieu à 1 386 interpellations et à plus de 400 mandats de dépôt.

Des opérations similaires ont également été conduites dans plusieurs pays de la sous-région, notamment au Togo, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. De son côté, l’entreprise Qnet a toujours rejeté toute implication directe dans ces affaires.

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