De passage à Cotonou le week-end dernier, la star ivoirienne du coupé-décalé, Serge Beynaud, a livré un regard franc sur la scène musicale béninoise. Invité du Talk-show Ladji, l’auteur de plusieurs hits afro-urbains a estimé que le showbiz local manquait de visibilité à l’international.
Samedi, l’artiste participait à un événement culturel organisé par l’opérateur de téléphonie Celtiis, sur la plage de Fidjrossè. L’occasion pour lui de partager ses impressions après des échanges avec plusieurs musiciens béninois.
« En toute sincérité, je pense que le showbiz béninois est un peu enclavé. Les artistes ne sortent pas beaucoup du pays. Moi, je ne connaissais pas vraiment beaucoup de musiciens béninois avant de venir ici, alors qu’il y a énormément de talents », a déclaré Serge Beynaud, regrettant que ces artistes « ne puissent pas encore s’exporter ».
Pour l’icône ivoirienne, l’une des clés de cette ouverture reste la modernisation de la musique traditionnelle béninoise, afin de la rendre plus compétitive sur le marché international. « Les Béninois aiment leur musique traditionnelle, et c’est une richesse. Mais il faut l’urbaniser, la rendre accessible pour que, qu’on soit Ivoirien, Congolais ou autre, on puisse aussi se sentir concerné », a-t-il conseillé.
Serge Beynaud a cité la rumba congolaise en exemple. A ses dires, cette musique profondément ancrée dans son identité, a su séduire bien au-delà du continent africain. Selon lui, le Bénin dispose d’un vivier de talents capable de réussir une telle transformation, à condition d’investir dans la production, la promotion et des collaborations internationales.
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