Le ton se durcit en Guinée. La présidence, sous l’autorité de Mamadi Doumbouya, exige de plus de 60 entreprises qu’elles règlent leurs dividendes liés à l’exercice 2025 avant le 30 juin 2026.
La consigne est claire. Les sociétés privées qui ne s’exécutent pas risquent de perdre leur permis d’exploitation. Côté entreprises publiques, les dirigeants s’exposent à un limogeage immédiat, avec des poursuites judiciaires à la clé.
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Pour faire appliquer cette décision, une cellule spéciale a été mise en place. Elle réunit plusieurs structures clés, dont le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère des Mines et la Société guinéenne du patrimoine minier, chargées de suivre les paiements.
Le secteur minier est particulièrement concerné. Des sociétés actives dans la bauxite et l’or, comme la Société minière de Boké, figurent sur la liste. Mais la mesure va plus loin et touche aussi des entreprises publiques stratégiques, des sociétés mixtes et des structures à participation partielle.
Derrière cette décision, l’objectif est direct : renforcer les recettes de l’État et obliger les entreprises à contribuer davantage au budget national.