Le verdict est tombé et il ne calme rien. Le Tribunal arbitral du sport a donné raison à la Fédération camerounaise de football dirigée par Samuel Eto’o dans son bras de fer avec le Syndicat national des footballeurs du Cameroun.
Dans sa décision rendue le 9 mars 2026, l’instance basée à Lausanne valide le retrait du mandat du syndicat, dirigé par Geremi Njitap. Une confirmation juridique qui renforce le contrôle de la fédération sur l’organisation du football professionnel au Cameroun.
Mais du côté du Synafoc, le ton est ferme. L’organisation dénonce une gouvernance fermée et un manque de pluralisme. Son responsable communication accuse directement Samuel Eto’o de vouloir concentrer les décisions et écarter toute opposition.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une séquence déjà tendue. Depuis son arrivée à la tête de la fédération, Samuel Eto’o enchaîne confrontations institutionnelles, contentieux judiciaires et débats sur sa gestion.
Sa réélection en 2025 avait déjà mis en lumière des divisions profondes au sein du football camerounais. La décision du TAS ne fait que raviver ces lignes de fracture.
Désormais privé de reconnaissance légale, le Synafoc se retrouve affaibli dans sa capacité à défendre les intérêts des joueurs au niveau national.
Pour l’heure, la fédération n’a pas réagi publiquement. Mais une chose est certaine, le climat reste sous tension dans le football camerounais.