Le gouvernement de Espagne a annoncé le 10 mars 2026 un élargissement de l’accès aux soins de santé pour les migrants en situation irrégulière. Cette décision s’inscrit dans la politique migratoire plus ouverte menée par le Premier ministre Pedro Sánchez.
Selon la porte-parole du gouvernement et ministre de l’Inclusion et des Migrations, Elma Saiz, le nouveau texte reconnaît pour la première fois le droit à la protection sanitaire et aux soins pour les étrangers qui ne résident pas légalement dans le pays.
Pour appliquer cette mesure, l’exécutif a adopté un décret royal, une procédure qui permet de mettre en œuvre la réforme sans vote du Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité.
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Le dispositif concerne également les citoyens espagnols vivant à l’étranger qui reviennent temporairement dans le pays, ainsi que les membres de leur famille qui les accompagnent.
Depuis plusieurs années, le gouvernement de Pedro Sánchez défend une approche plus souple de l’immigration, contrastant avec les politiques plus restrictives adoptées dans plusieurs pays européens.
Fin janvier 2026, Madrid a ainsi présenté un plan de régularisation qui pourrait bénéficier à près de 500 000 migrants sans papiers. L’objectif affiché est de soutenir la croissance économique et de répondre au vieillissement de la population.
Une autre réforme adoptée en novembre 2024 prévoit déjà la régularisation d’environ 300 000 personnes par an pendant trois ans.
Ces mesures sont vivement critiquées par l’opposition, notamment par le Parti populaire et le parti d’extrême droite Vox, qui dénoncent une politique jugée trop permissive.
L’Espagne reste l’une des principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, aux côtés de l’Italie et de la Grèce.
Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, près de 37 000 migrants irréguliers sont entrés dans le pays en 2025, un chiffre toutefois en baisse de plus de 42 % par rapport à 2024.