Pour la première fois, les États-Unis ont engagé le drone LUCAS lors de l’opération « Epic Fury » menée contre l’Iran ce 28 février. Ce système autonome à bas coût marque une nouvelle étape dans la stratégie militaire américaine axée sur les drones jetables et économiques.
Développé par l’entreprise américaine Spektre Works, le LUCAS, acronyme de Low cost Unmanned Combat Attack System, s’inspire directement du Shahed 136 iranien. Ces drones ont déjà été utilisés en Ukraine par la Russie et au Yémen par les Houthis.
Proposé à environ 30 000 dollars l’unité, le LUCAS mise sur la quantité et la simplicité. Moins sophistiqué que certains missiles de précision, il peut néanmoins frapper des bases militaires, des systèmes de défense et des infrastructures stratégiques. Sa capacité à être catapulté renforce sa flexibilité opérationnelle.
L’efficacité des drones iraniens a mis en lumière le déséquilibre économique entre engins bon marché et systèmes d’interception coûteux. En 2023, des Shahed avaient visé la frégate française Languedoc en mer Rouge, poussant la marine à utiliser des missiles Aster onéreux pour neutraliser la menace.
La France travaille également sur une alternative. Le groupe MBDA développe un modèle inspiré du Shahed, baptisé One Way Effector, présenté au Salon du Bourget 2025. Son entrée en service est annoncée pour 2027.
Avec LUCAS, Washington confirme sa volonté d’intégrer des drones low cost dans son arsenal pour compléter ses systèmes les plus avancés et répondre à l’évolution rapide des conflits modernes.