Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé le report de la promulgation de certains articles de la loi sur l’assurance maladie nationale, dite National Health Insurance (NHI).
Cette décision intervient dans l’attente du jugement de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud, saisie d’un recours portant sur la régularité du processus législatif ayant conduit à l’adoption du texte.
Le report fait suite à des consultations entre le chef de l’État et le ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi.
Au cœur du contentieux : des interrogations sur l’intégrité procédurale et le respect des exigences de consultation publique durant l’examen parlementaire du projet de loi.
L’audience devant la Cour constitutionnelle est prévue pour le mois de mai. Le jugement déterminera si le processus législatif a respecté les normes constitutionnelles en vigueur.
Le ministère de la Santé assure que ce report partiel n’affectera pas le calendrier global de mise en œuvre de la réforme.
Les travaux préparatoires, notamment le renforcement des infrastructures et l’amélioration des services de santé, se poursuivent dans l’intervalle.
La NHI constitue l’un des piliers du programme de transformation sociale du gouvernement sud-africain. Elle vise à garantir un accès équitable aux soins de santé, indépendamment du niveau de revenu des citoyens.
En reportant la promulgation de certains articles, l’exécutif opte pour une approche prudente, dans le respect du contrôle juridictionnel, tout en réaffirmant son engagement à réformer durablement le système de santé national.