Le Ghana est en deuil depuis l’annonce du décès d’Ebo Taylor, figure majeure du highlife et pilier de la musique ouest africaine moderne. Guitariste, compositeur et chef d’orchestre, l’artiste s’est éteint le 7 février 2026, à 90 ans, au lendemain du lancement du festival musical qui porte son nom à Accra.
Considéré comme l’un des bâtisseurs du highlife contemporain, Ebo Taylor a marqué plus de six décennies de création musicale. Son œuvre a contribué à façonner un style mêlant rythmes africains, jazz et influences caribéennes, devenu une référence culturelle majeure en Afrique de l’Ouest. Cette reconnaissance a été renforcée en décembre dernier avec l’inscription du highlife au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
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Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient. Des artistes ghanéens et internationaux saluent l’héritage d’un musicien respecté pour son exigence artistique et son rôle de passeur entre les générations. Pour de nombreux fans, il restera à jamais « Oncle Ebo », mentor discret et source d’inspiration durable.
Né en 1936 à Cape Coast, Ebo Taylor a traversé les grandes étapes de l’histoire musicale ghanéenne. Il a collaboré avec des groupes emblématiques, étudié la musique à Londres et partagé des échanges décisifs avec Fela Kuti, contribuant indirectement à l’émergence de l’afrobeat. Ses compositions, redécouvertes et samplées par des artistes contemporains, continuent d’influencer la scène musicale mondiale.
Jusqu’à un âge avancé, il est resté sur scène, incarnant l’âge d’or du highlife et l’ambition d’une musique africaine rayonnant bien au-delà du continent.