La montagne de Koussiguou, dans l’arrondissement de Perma à Natitingou, reste sous forte tension. Moins de vingt quatre heures après l’explosion meurtrière sur un site d’orpaillage clandestin, six individus ont été interpellés par les forces de sécurité, relançant les inquiétudes autour de la sécurité dans cette zone minière illégale.
Les arrestations sont intervenues le vendredi 6 février 2026, à l’occasion de la descente sur les lieux du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Natitingou. Cette visite judiciaire faisait suite à l’explosion survenue la veille, qui a fait au moins un mort et plusieurs blessés, tous évacués vers les centres de santé de la région.
Sur le site, les autorités ont découvert un climat de forte nervosité, marqué par la présence d’individus armés. Selon des sources concordantes, plusieurs occupants du site, qualifiés de résistants, étaient en possession de fusils artisanaux et d’armes blanches. Face à cette situation jugée dangereuse, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation immédiate de six personnes.
Les suspects ont été présentés en urgence au Procureur de la République. Entendus sur les circonstances de leur présence sur le site et sur la détention des armes, ils ont ensuite été placés en détention provisoire à la prison civile de Natitingou, dans l’attente de leur comparution devant la justice.
Ces arrestations mettent en lumière la persistance de l’orpaillage clandestin à Koussiguou, en dépit des décisions administratives et des mises en garde répétées des autorités locales. La circulation d’armes dans cette zone représente un risque sérieux pour les forces de sécurité et les populations riveraines.
À travers cette action judiciaire, les autorités entendent rétablir l’autorité de l’État sur ce site minier officiellement attribué à une entreprise exploitante, et mettre un terme définitif aux activités illégales susceptibles de provoquer de nouveaux drames.