Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme critique ouvertement la décision des autorités burkinabè de dissoudre les partis politiques. Dans un communiqué publié jeudi, Volker Türk estime que cette mesure prise le 29 janvier par la junte militaire fragilise davantage les libertés fondamentales.
Pour le responsable onusien, cette décision ne va pas dans le sens de la protection des droits du peuple burkinabè. Il appelle les autorités à rétablir un véritable espace civique, à respecter la liberté d’expression et à permettre aux partis politiques de reprendre leurs activités.
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Volker Türk rappelle que des engagements avaient été pris par Ouagadougou en décembre 2025 dans le cadre d’une feuille de route convenue avec l’ONU. Mais sur le terrain, les arrestations de voix critiques et les restrictions des libertés publiques se sont intensifiées en janvier, selon plusieurs sources concordantes.
Le Haut Commissariat exhorte désormais le gouvernement à traduire ses engagements en actes concrets, afin de restaurer un cadre démocratique et apaiser les tensions politiques.