Poursuivie pour harcèlement en ligne, atteinte à la vie privée, incitation à la haine, à la violence et à la rébellion, la tiktokeuse Florence Kingbo, 21 ans, a comparu le mardi 3 février 2026 devant la CRIET. Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2026.
Les poursuites font suite à la diffusion, en décembre 2025, d’une vidéo devenue virale dans laquelle la jeune femme tenait des propos jugés outrageants à l’endroit du président Patrice Talon et de sa famille, dans un contexte national encore marqué par le putsch manqué du 7 décembre 2025.
Dès l’ouverture de l’audience, l’attitude de la prévenue a attiré l’attention de la Cour. Son comportement à la barre a été rappelé à l’ordre par la présidente, au nom du respect dû à l’institution judiciaire.
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Sur le fond, la stratégie de défense a rapidement volé en éclats. L’avocat de Florence Kingbo a évoqué de possibles troubles psychologiques pour atténuer sa responsabilité pénale. Une thèse fermement rejetée par la prévenue, qui a déclaré être saine d’esprit et assumer pleinement ses propos, engageant ainsi sa responsabilité personnelle.
Placée sous mandat de dépôt depuis le 18 décembre 2025, Florence Kingbo reste poursuivie dans une affaire qui continue de susciter un fort débat public sur les dérives des réseaux sociaux en période de tension politique.