Amnesty International Bénin appelle les autorités à garantir la liberté de réunion et de manifestation, à mettre fin aux détentions arbitraires et à accélérer les procédures judiciaires. L’ONG insiste aussi sur la nécessité de combattre les discriminations persistantes.
Pour son directeur, Dieudonné Dangbéto, l’espace civique se referme dangereusement. Arrestations en série, suspensions de médias, surpopulation carcérale et restrictions du droit de grève et de manifester illustrent, selon lui, une dégradation préoccupante des libertés fondamentales.
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Face à ce constat, Amnesty recommande de garantir pleinement les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique. L’organisation plaide également pour des conditions de détention plus humaines, des enquêtes sur les allégations de torture et un recours strictement exceptionnel à la détention provisoire.
Le manifeste s’attarde aussi sur le code du numérique. Une disposition pénale sur les fausses informations et le harcèlement en ligne est jugée liberticide, après avoir conduit à la mise en examen d’activistes par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Pour Emmanuel Lokonon, de l’Association des blogueurs du Bénin, ce cadre juridique affaiblit la liberté de la presse et restreint excessivement le droit à la liberté d’expression.
Amnesty International et ses partenaires annoncent la transmission du manifeste aux 109 députés ainsi qu’aux candidats à l’élection présidentielle, avec l’objectif d’en faire un enjeu politique central.