Madagascar reste confrontée à une endémie de lèpre persistante. En 2024, plus de 1.700 nouveaux cas ont été enregistrés, confirmant que la maladie demeure un enjeu majeur de santé publique, surtout dans les zones rurales et difficiles d’accès.
Chaque année, entre 1.500 et 2.000 nouveaux cas sont détectés, plaçant le pays parmi les priorités mondiales de l’Organisation mondiale de la Santé. Dans certains districts reculés, les chiffres dépassent largement la moyenne nationale. À Ambatoboeny, par exemple, les cas sont passés de 95 à 132 en un an, signe d’une circulation active de la maladie.
Le retard au diagnostic reste l’un des principaux défis. En 2024, près de 350 personnes ont été diagnostiquées avec des séquelles irréversibles. L’isolement géographique, les inondations saisonnières et la stigmatisation freinent l’accès aux soins et favorisent la propagation silencieuse de la lèpre.
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Face à cette situation, les autorités sanitaires, appuyées par l’OMS et la Fondation Raoul Follereau, ont renforcé le dépistage actif et la sensibilisation communautaire. Ces actions permettent d’identifier plus tôt les cas, de réduire les handicaps et de lutter contre les idées reçues encore tenaces.
Madagascar s’inscrit ainsi dans l’objectif mondial d’élimination de la lèpre à l’horizon 2030, avec une stratégie centrée sur la proximité, la gratuité des traitements et la restauration de la dignité des personnes touchées.