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Affaire sextape: Rachelou Cartel brise le silence et appelle au respect.

Au Cameroun, la créatrice de contenu lifestyle et beauté Rachelou Cartel est sortie de son silence ce 22 janvier 2026, après la diffusion non consentie de vidéos intimes la concernant sur les réseaux sociaux.

Dans une publication empreinte de pudeur sur sa page Facebook, suivie par plus de 7 700 abonnés, la jeune femme a expliqué les circonstances de cette fuite. Selon ses déclarations, les faits remontent à environ un an, lors d’un changement de téléphone. Elle avait confié ses appareils à des réparateurs pour une sauvegarde de données, sans se douter qu’un accès abusif serait fait à son contenu privé.

Des fichiers strictement personnels auraient ainsi été conservés sans son consentement, avant d’être diffusés publiquement.

Face à cette exposition subie, Rachelou Cartel évoque une épreuve lourde, marquée par des jugements, insultes, harcèlement et une forte violence morale. Une situation d’autant plus difficile qu’elle a, par le passé, bénéficié d’une certaine notoriété sur les réseaux sociaux.

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Sans chercher à créer la polémique ni à désigner publiquement des responsables, elle reconnaît que ces images peuvent troubler ou choquer. Elle présente ses excuses à ceux qui se sentiraient affectés, tout en rappelant une réalité essentielle :
« Derrière les images, les rumeurs et les commentaires, il y a un être humain. »

Rachelou Cartel refuse d’être réduite à un moment intime volé, qu’elle n’a jamais choisi d’exposer. Elle affirme aujourd’hui vouloir se relever avec dignité, apprendre de cette épreuve et avancer dans la paix, en appelant à la retenue, au respect et à l’humanité.

Un large soutien des internautes

Sa prise de parole a suscité une vague de réactions. De nombreux internautes lui ont exprimé leur soutien, saluant son courage et rappelant qu’elle est avant tout victime dans cette affaire. Plusieurs messages dénoncent la culture du lynchage numérique et appellent à davantage de compassion.

Que dit la loi ?

La publication ou le partage de photos ou vidéos intimes sans le consentement de la personne concernée est strictement interdite. Il s’agit d’une diffusion illicite de données à caractère privé, une infraction sévèrement sanctionnée.

Au Cameroun, une loi adoptée en décembre 2024 renforce désormais la protection des victimes de ce type d’atteinte. Sur cette base juridique, Rachelou Cartel est en droit de porter plainte contre les auteurs de la diffusion et d’obtenir réparation.

Des exemples similaires, notamment en Côte d’Ivoire, montrent que la justice peut sanctionner efficacement ces pratiques, notamment en cas de chantage ou d’extorsion.

Les autorités rappellent toutefois l’importance de la prudence numérique : la conservation de contenus intimes sur des appareils expose à des risques en cas de perte, piratage ou manipulation frauduleuse.

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