Au Bénin, dénoncer un viol reste un acte courageux, mais souvent lourd de conséquences. Trop de victimes se retrouvent exposées à des menaces, parfois même de la part de leurs proches les plus proches. Dans certains cas, la complicité silencieuse de la famille, voire celle de leur propre mère, transforme ces femmes et jeunes filles en cibles à abattre, laissant le traumatisme s’ajouter à l’injustice.
Face à cette réalité, l’Institut National de la Femme (INF) est appelé à se positionner avec fermeté. Chargé de la protection et de la promotion des droits des femmes, l’institut dispose des leviers nécessaires pour offrir soutien, protection et accompagnement juridique aux victimes. Pour beaucoup, il est urgent que l’INF ne se limite pas à de simples déclarations, mais passe à des actions concrètes et visibles.
Le parlement béninois peut saisir l’opportunité de consolider la législation existante. L’adoption d’une loi qui réprime clairement le viol et impose des peines lourdes représenterait un véritable tournant dans la lutte contre ce fléau. Une telle législation permettrait non seulement de dissuader les agresseurs, mais aussi de protéger celles qui, aujourd’hui, vivent dans la peur de parler.
La société béninoise doit également se mobiliser pour briser le silence et l’omerta qui entourent ces violences. La dénonciation des agressions ne devrait jamais se transformer en exposition au danger. Pour que la justice existe réellement, il faut que la voix des victimes soit entendue et protégée, que l’INF prenne ses responsabilités et que le parlement agisse sans délai.
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