Le calme revient à la Faculté des Sciences de la Santé à Cotonou. Les étudiants en médecine mettent fin à leur mouvement de grève après une rencontre décisive avec le chef de l’État, Patrice Talon.
Déclenché le 12 mars 2026, le mouvement avait entraîné la suspension des stages hospitaliers. À l’origine, une décision judiciaire condamnant trois médecins à 24 mois de prison, après le décès d’une patiente à la suite d’une césarienne au Centre Hospitalier Départemental de l’Ouémé. Les étudiants avaient choisi de marquer leur solidarité en se retirant des services.
Au cœur des revendications, un vide réglementaire. L’Association des Étudiants en Médecine de Cotonou dénonce l’absence de cadre clair définissant le rôle, les droits et les limites de responsabilité des étudiants dans les hôpitaux. Une situation jugée risquée dans un environnement aussi sensible.
Malgré les injonctions du décanat et les menaces de sanctions, le mouvement a tenu plusieurs jours. Il a fallu une intervention au plus haut niveau pour débloquer la situation.
Le 16 mars 2026, Patrice Talon a reçu les représentants des étudiants, entouré des ministres en charge de la santé et de la justice. Les échanges ont permis de poser les préoccupations sur la table et d’ouvrir des pistes de solution.
À l’issue de la rencontre, le chef de l’État a assuré que les revendications seront examinées, tout en rappelant le principe fondamental du respect de la loi.
Convaincus par les discussions, les étudiants ont décidé de suspendre leur grève et de reprendre leurs stages. Une reprise attendue qui marque un retour progressif à la normale dans les structures hospitalières.