Au Bénin, les étudiants en médecine ont décidé de suspendre leurs stages hospitaliers jusqu’à nouvel ordre. L’annonce a été faite le 12 mars 2026 par l’Association des Étudiants en Médecine de Cotonou.
Dans une note officielle, l’organisation explique que cette mesure concerne tous les étudiants en formation dans les structures hospitalières de Cotonou. Elle intervient au lendemain d’une décision judiciaire rendue par le Tribunal de première instance de Porto-Novo.
Le 11 mars 2026, cette juridiction a condamné trois agents de santé pour homicide involontaire après le décès d’une patiente ayant subi une césarienne au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé. Les prévenus ont écopé de 24 mois de prison dont 12 mois fermes, ainsi que d’une amende de 200 000 francs CFA.
Face à cette situation, l’Association des Étudiants en Médecine de Cotonou affirme vouloir exprimer sa solidarité envers les médecins en formation, notamment ceux inscrits au Diplôme d’Études Spécialisées, confrontés selon elle à des difficultés dans l’exercice de leurs fonctions à l’hôpital.
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L’association évoque également l’absence de cadre réglementaire clair définissant les responsabilités, les droits et les limites des étudiants lors des stages cliniques. Une situation qui, selon elle, expose les futurs médecins à des risques juridiques dans l’exercice de leur apprentissage.
Par cette suspension, les étudiants souhaitent attirer l’attention des autorités sanitaires et académiques sur la nécessité d’établir des règles précises encadrant la formation hospitalière.
En attendant d’éventuelles clarifications, le bureau exécutif de l’AEMC appelle les étudiants à respecter strictement cette décision et à rester mobilisés.