Les autorités de Iran ont procédé à l’arrestation de près de 200 personnes à travers le pays dans un contexte marqué par les tensions liées au conflit impliquant les États-Unis et Israël. L’information a été rendue publique le 12 mars 2026 par l’Agence d’information des militants des droits humains (HRANA), un groupe de défense des droits humains basé aux États-Unis.
Selon l’organisation, au moins 195 personnes ont été interpellées dans plusieurs régions du pays, notamment à Téhéran, dans le centre et dans le nord-ouest du territoire.
Les personnes arrêtées sont accusées de diverses activités, parmi lesquelles la publication de contenus sur les réseaux sociaux, l’envoi d’informations à des médias étrangers, l’espionnage ou encore des actes considérés comme des troubles à l’ordre public.
Dans un cas rapporté, le service de renseignement des Gardiens de la révolution islamique a annoncé l’arrestation de dix personnes accusées d’avoir filmé des sites frappés lors d’attaques et transmis les images à des médias étrangers. Une vidéo montrant leurs aveux a ensuite été diffusée, selon HRANA.
Le chef de la police nationale, Ahmad Reza Radan, a également adressé un avertissement ferme aux manifestants, affirmant que toute personne participant à des troubles serait traitée comme un ennemi de l’État.
Cette vague d’arrestations intervient dans un climat déjà tendu, quelques semaines seulement après des manifestations importantes contre le régime. Des organisations de défense des droits humains affirment que ces protestations ont été sévèrement réprimées.
Pour Bahar Ghandehari du Centre pour les droits de l’Homme en Iran, les autorités profiteraient du contexte de guerre pour renforcer la répression intérieure et assimiler les critiques du pouvoir à des actes d’espionnage ou à une menace contre l’État.