Au moins 14 personnes, dont 10 soldats, ont été tuées le 9 mars 2026 lors de plusieurs attaques contre des bases militaires dans le nord-est du Nigeria. Les assauts ont été attribués à des combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Selon l’armée nigériane, les groupes armés ont mené des attaques coordonnées dans les États de Borno et de Yobe, deux régions particulièrement touchées par l’insurrection jihadiste.
Dans la zone du lac Tchad, des combattants de l’ISWAP ont attaqué une base militaire à Kukawa, tuant quatre soldats dont un commandant. Les affrontements auraient duré près de trois heures, selon des sources locales.
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Le même jour, des hommes armés soupçonnés d’appartenir à Boko Haram ont attaqué la localité de Dalwa, dans le district de Konduga. L’attaque a coûté la vie à deux soldats et à quatre civils, tandis que plus de 200 habitations ont été incendiées.
Dans l’État voisin de Yobe, une autre attaque a visé une base militaire à Goniri, faisant quatre morts parmi les soldats et provoquant d’importants dégâts matériels.
Les attaques contre les positions militaires se multiplient dans cette région du Nigéria. L’insurrection menée par Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest dure depuis plus de seize ans et a fait plus de 40 000 morts, selon les Nations unies. Environ deux millions de personnes ont également été déplacées par le conflit.
Face à cette situation sécuritaire, les États-Unis ont récemment déployé 200 soldats au Nigéria pour soutenir l’armée dans la lutte contre les groupes jihadistes et les gangs armés.