Un incendie a ravagé d’importantes quantités de coton dans le village de Doussi, situé dans la commune rurale de Bagassi, causant de lourdes pertes pour près de 80 producteurs.
Le sinistre s’est produit dimanche dans cette localité de la province des Balé, région du Bankui (anciennement Boucle du Mouhoun), au Burkina-Faso.
Selon le quotidien public Sidwaya, relayant des sources locales, plus de 140 tonnes de coton ont été détruites alors que la production était stockée en attente de commercialisation.
Les récoltes appartenaient à un groupement de producteurs de coton (GPC) regroupant environ 80 membres. Pour ces exploitants, la vente du coton constitue la principale source de revenus annuels.
Abonnez-vous à notre chaîne whatsapp en un CLIC
Alertée, une équipe de secours de la mine de Bagassi est intervenue pour contenir les flammes. Mais la forte inflammabilité du coton a compliqué les opérations d’extinction.
À ce stade, l’origine de l’incendie reste inconnue. Une enquête devrait permettre d’en déterminer les circonstances exactes.
Cet épisode survient alors que la filière coton affiche des perspectives encourageantes au niveau national.
Selon le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), la production de coton graine au Burkina Faso est attendue à 336 812 tonnes pour la campagne 2025/2026, soit une hausse de 15 % par rapport à la précédente saison.
Cette progression s’explique notamment par l’extension des superficies cultivées. Les données compilées indiquent une augmentation de 13 % des surfaces, soit environ 44 629 hectares supplémentaires, portant la superficie totale à 391 407 hectares.
Si les indicateurs nationaux sont orientés à la hausse, l’incendie de Doussi rappelle la vulnérabilité des producteurs face aux risques logistiques et sécuritaires, notamment au stade du stockage.
Pour les exploitants sinistrés, l’enjeu est désormais double : évaluer l’ampleur réelle des pertes et mobiliser d’éventuels mécanismes de soutien pour préserver leur équilibre financier.