Trois organisations syndicales montent au front contre les licenciements annoncés à la Société de radio et de télévision du Bénin. La CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB dénoncent une décision qu’elles jugent illégale et réclament la suspension immédiate du processus.
Dans une déclaration commune rendue publique le samedi 21 février 2026, les centrales exigent l’arrêt de la procédure, la réintégration sans délai des agents concernés et l’ouverture d’un véritable cadre de dialogue avec les représentants des travailleurs.
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Selon les signataires, la décision aurait été annoncée le 12 février 2026 au cours d’une réunion, sans préavis ni explication. Les agents auraient appris qu’ils seraient remerciés dès le 28 février, sans préparation ni justification.
Les syndicats pointent une absence totale de transparence. Aucun critère de sélection n’aurait été communiqué, aucune commission de concertation mise en place. Ils dénoncent une violation des règles encadrant les licenciements collectifs, évoquant l’absence de consultation obligatoire, de justification technique ou économique et de respect du contradictoire.
Pour les centrales, aucune des garanties prévues par le droit du travail n’aurait été respectée.
Au-delà du rejet des licenciements, les organisations syndicales appellent à une réforme sérieuse, transparente et participative. Elles plaident pour des investissements, la formation du personnel et la modernisation des équipements.
Les signataires s’interrogent également sur la logique économique invoquée. Pour elles, le service public audiovisuel ne peut être évalué uniquement sur des critères de rentabilité financière, sa mission première étant de garantir l’accès de tous à l’information.
La tension reste vive autour de ce dossier, désormais placé sous haute surveillance syndicale.