Le gouvernement du Nigéria aurait versé plusieurs millions de dollars pour obtenir la libération de près de 230 élèves et membres du personnel enlevés en novembre dans une école catholique de l’État du Niger, selon des sources sécuritaires citées par l’AFP.
L’enlèvement a visé l’internat Saint Mary le 21 novembre. Près de 300 personnes avaient été kidnappées, dont une cinquantaine ont réussi à s’échapper. Les otages ont été libérés après deux semaines de négociations.
D’après plusieurs sources proches du dossier, le montant versé varierait entre 1,5 et 7 millions de dollars. Une estimation évoque 40 millions de nairas par personne, pour un total d’environ 7 millions de dollars. Une autre avance le chiffre de deux milliards de nairas.
Deux commandants de Boko Haram auraient également été libérés dans le cadre de l’accord. Parmi les noms cités figure Sadiku, chef d’une cellule active dans l’État du Niger, ainsi qu’Ali Ngulde, commandant basé à Gwoza, dans l’État de Borno.
L’argent aurait été transporté par hélicoptère jusqu’à ce bastion jihadiste, selon des sources sécuritaires.
Les autorités nigérianes contestent catégoriquement ces informations. Les services de sécurité affirment que les agents de l’État ne paient pas de rançons, rappelant que la loi nationale interdit tout versement aux ravisseurs.
Les négociations ont été conduites par Nuhu Ribadu, conseiller à la sécurité nationale.
Le Nigéria reste confronté à une vague persistante d’enlèvements de masse, impliquant à la fois des groupes jihadistes et des gangs armés locaux, souvent accusés d’extorquer des millions aux familles et aux institutions.