Les députés examinent de nouveau ce 15 février 2026 le projet de loi créant un droit à l’aide à mourir. Portée comme une priorité du second mandat de Emmanuel Macron, la réforme franchit une nouvelle étape à l’Assemblée nationale.
Déjà adoptée en première lecture puis rejetée par le Sénat, la proposition revient devant les députés pour une seconde lecture décisive. Un vote solennel est prévu le 24 février.
Si elle est définitivement adoptée, la France rejoindra plusieurs pays ayant légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté.
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La réforme autorise un patient atteint d’une maladie grave et incurable à demander une aide médicale pour mettre fin à sa vie, à condition d’être majeur et capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.
La demande serait examinée par un médecin chargé de vérifier l’éligibilité du patient. Dans certains cas, un professionnel de santé pourrait administrer la substance si la personne n’est pas physiquement en mesure de le faire.
Le gouvernement défend un cadre strict. Les opposants estiment au contraire que les critères restent trop larges et insuffisamment encadrés.
Le texte divise profondément la classe politique. Ses partisans parlent d’un progrès majeur en matière de liberté individuelle et de dignité. Ses détracteurs redoutent un dispositif trop permissif et réclament davantage de garanties médicales, notamment l’avis obligatoire de spécialistes.
Au-delà du Parlement, le débat traverse la société française et interroge la place des soins palliatifs, le rôle des médecins et les limites de l’intervention de l’État dans les choix de fin de vie.
La décision attendue fin février pourrait marquer un tournant historique.