Le chef de la transition malienne, le général Assimi Goïta, a procédé jeudi 12 février 2026 à un remaniement ministériel marqué à la fois par des promotions significatives et une volonté de stabilité au sein de l’exécutif.
Trois membres du gouvernement sortant accèdent au rang de ministres d’État.
Parmi eux, le général Sadio Camara conserve le portefeuille de la Défense. Figure clé du coup d’État de 2020 ayant renversé l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, il est souvent présenté comme le numéro deux du régime. Sa promotion apparaît comme un signal de consolidation au sein du pouvoir militaire.
Autre promu, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, qui devient également ministre d’État. Il conserve la gestion des finances publiques, un portefeuille stratégique dans un contexte économique sous pression.
Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice ne changent pas de titulaires, traduisant une volonté de continuité sur les dossiers diplomatiques et judiciaires.
Le remaniement enregistre l’arrivée de 03 nouveaux profils :
Ibrahima Samaké à l’Agriculture ;
Tiemoko Traoré à l’Énergie ;
Yaya Gologo au ministère de la Refondation de l’État.
Leurs prédécesseurs ont été remerciés.
Autre nomination notable : le général Issa Ousmane Coulibaly prend la tête du ministère de l’Administration territoriale. Ce portefeuille était jusqu’ici cumulé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga.
Cette recomposition gouvernementale illustre une stratégie mêlant consolidation du noyau dur militaire et ajustements ciblés. Elle intervient dans un contexte politique sensible, alors que les autorités de transition poursuivent leur agenda de « refondation » de l’État.