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Mali : grève des chauffeurs après l’attaque meurtrière d’un convoi de carburant.

Le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) a annoncé, ce lundi 10 février 2026, une grève immédiate des activités de transport sur l’axe reliant Bamako à la frontière sénégalaise, pour exiger le rapatriement des corps de chauffeurs tués lors d’une attaque jihadiste survenue fin janvier.

Selon le syndicat, au moins 15 chauffeurs, et jusqu’à 18 selon certains témoignages relayés par l’AFP, ont été tués le 29 janvier 2026 lors d’une attaque contre un convoi de carburant dans l’ouest du Mali. L’assaut, attribué à des groupes jihadistes, a également entraîné la destruction de dizaines de camions-citernes.

Dans un communiqué, le chargé de communication du Synacor, Aboubacar Coulibaly, indique que les corps des victimes n’ont toujours pas été rapatriés. Réunis en assemblée générale, les chauffeurs ont exprimé leur vive indignation face à cette situation jugée inacceptable.

Le syndicat a décidé d’un arrêt total de travail jusqu’au rapatriement des dépouilles, laissées selon lui « sur le bord de la route entre Diboli, à la frontière du Sénégal, et Kayes », grande ville de l’ouest malien. En conséquence, toutes les activités de transport, de déchargement et connexes sur cet axe stratégique sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

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Depuis septembre dernier, les convois de carburant sont régulièrement pris pour cible par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Ces attaques répétées ont contribué à un ralentissement sévère de l’économie malienne, affectant particulièrement l’approvisionnement énergétique de Bamako.

L’attaque du 29 janvier marque une nouvelle escalade après plusieurs semaines d’accalmie. Selon une source sécuritaire citée par l’AFP sous anonymat, les chauffeurs auraient été interceptés puis tués volontairement. Il s’agirait de la première fois que les assaillants ciblent systématiquement les conducteurs, alors que, par le passé, ceux-ci étaient parfois épargnés.

En novembre dernier déjà, le JNIM avait affirmé, dans une vidéo de propagande, considérer désormais les chauffeurs de camions-citernes comme des « cibles militaires », renforçant la crainte d’une insécurité durable sur les axes routiers stratégiques du pays.

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