À Bamako, le directeur de publication de l’hebdomadaire L’Alternance, Youssouf Sissoko, a été placé sous mandat de dépôt le jeudi 5 février 2026. Il comparaissait devant le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, à la suite de la parution d’un article début février.
La procédure fait référence à un texte publié dans le numéro 200 du journal, en date du 2 février 2026. L’article évoquait la réaction du président nigérien Abdourahamane Tiani après l’attaque menée contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par le groupe État islamique.
Le journaliste est poursuivi pour diffusion de fausses informations, atteinte au crédit de l’État et offense à un chef d’État étranger. Son procès est programmé pour le 9 mars 2026.
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Cette incrimination, prévue par le Code pénal malien, a déjà été appliquée à plusieurs figures publiques ces dernières années. Des précédents judiciaires ont concerné aussi bien des responsables politiques que des journalistes, condamnés puis libérés après l’exécution partielle de leurs peines.
L’Association des éditeurs de presse privée a exprimé sa solidarité avec Youssouf Sissoko et affirme suivre attentivement l’évolution du dossier. Elle rappelle son attachement à la liberté de la presse, garantie par la Constitution malienne du 22 juillet 2023.