Au Mali, le gouvernement serre la vis sur le port d’armes à feu. Désormais, seul le permis biométrique est reconnu. Les détenteurs d’anciens permis délivrés sur support papier sont sommés de se mettre en règle, sous peine de sanctions administratives ou judiciaires.
Dans un communiqué publié le 23 janvier 2026 à Bamako, le Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNLP) rappelle que cette mesure est déjà en vigueur depuis plus d’un an. Il s’agit, selon le document, d’une relance de l’application stricte des textes réglementaires.
Le message est sans ambiguïté : les permis de port d’armes en papier ne sont plus valables. Tous les détenteurs concernés doivent se présenter au SP-CNLP, situé à Médina Coura, sur la route du Stade Omnisport, afin d’obtenir un nouveau permis biométrique.
Aucune date butoir n’est précisée, mais l’instruction est claire : la mise en conformité doit se faire « sans délai ».
Abonnez-vous à notre chaîne whatsapp en un CLIC
Cette exigence s’inscrit dans une politique nationale de traçabilité et de contrôle des armes. Dirigé par le Colonel Adama Diarra, le SP-CNLP intensifie ses actions sur le terrain. En 2024, l’organisme a procédé à la saisie de 490 armes et 1 915 munitions, en plus de la remise volontaire de 78 armes et 2 686 munitions par des particuliers.
Le renforcement du cadre réglementaire s’est également traduit par l’adoption, en décembre 2025, d’un plan d’action national 2026-2030, élaboré avec l’appui du PNUD. Le permis biométrique constitue l’un des piliers de ce dispositif.
À noter que la détention d’armes à feu reste autorisée aux personnes majeures, sous réserve du respect des procédures en vigueur. Chaque arme doit disposer de sa propre autorisation. Le changement annoncé concerne exclusivement le format du permis : le papier appartient désormais au passé, le biométrique s’impose.