Le journaliste Judicaël Gbaguidi est décédé ce mardi 27 janvier 2026, après des années de lutte contre l’insuffisance rénale. Très actif sur les réseaux sociaux, il a tenu jusqu’au bout à partager son combat, laissant derrière lui des messages forts, publiés quelques heures et jours avant sa mort.
La veille de son décès, Judicaël Gbaguidi diffusait encore des images de sa dernière séance de dialyse. Affaibli mais déterminé, il écrivait sur sa page Facebook
« Merci beaucoup à tous ceux qui font le minimum. Je suis un peu rare car un peu souffrant. Portons-nous bien et n’arrêtons pas le mouvement. »
Un message à la fois reconnaissant et combatif, accompagné d’un nouvel appel à l’aide pour poursuivre ses soins.
Quelques jours plus tôt, il alertait déjà sur l’aggravation de son état après une hospitalisation d’urgence. Dans une publication poignante, il confiait
« Je vous jure je suis à plat. Aidez-moi un peu plus. Après cinq heures de dialyse me voici couché pour combien d’heures je ne sais. »
Des mots qui témoignaient de l’épuisement physique, mais aussi du poids financier que représentait la prise en charge de la dialyse.
Dans l’un de ses derniers messages, Judicaël Gbaguidi livrait une réflexion marquante sur la fragilité de la vie
« La santé est vraiment le prix fort à payer dans cette vie. Prenez soin de vous et surtout faites-vous plaisir régulièrement. »
Il y évoquait également la disparition récente d’autres patients dialysés, rappelant l’urgence et la gravité de cette maladie.
Au-delà de son combat personnel, le journaliste s’était imposé comme une voix engagée pour les malades souffrant d’insuffisance rénale. Il appelait régulièrement les autorités à intégrer la prise en charge des dialysés dans les priorités nationales. Sa disparition laisse un vide, mais aussi un message clair sur l’urgence d’agir.