Au Niger, Ali Soumana, directeur de l’hebdomadaire Le Courrier, a été remis en liberté le jeudi 22 janvier 2026, après plus de quatre mois de détention préventive. L’annonce a été faite le lendemain par la rédaction de son journal.
Le journaliste avait été interpellé en septembre 2025 à la suite d’un article évoquant une vaste affaire présumée de fraude de cigarettes impliquant plusieurs personnalités, dont le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine. Ce dernier avait saisi la justice. Ali Soumana était poursuivi notamment pour diffamation, diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public et atteinte à la dignité humaine.
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Incarcéré à la prison de Say, à proximité de Niamey, il rejoint une longue liste de journalistes arrêtés sous le régime militaire au pouvoir depuis plus de deux ans. Selon les Nations unies, au moins treize professionnels des médias ont été interpellés en 2025, principalement sur la base de la loi révisée sur la cybercriminalité adoptée en juin 2024.
La libération d’Ali Soumana intervient dans un climat marqué par des inquiétudes persistantes sur la liberté de la presse. Plusieurs ONG dénoncent une recrudescence des atteintes aux droits civils et politiques depuis le putsch, tandis que le Niger a reculé dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières.