Le Ghana vient de poser un acte hautement symbolique dans l’histoire de la justice africaine. Juges et avocats ont officiellement abandonné les perruques poudrées et les toges sombres héritées de l’époque coloniale pour adopter de nouvelles robes bleu marine et or, subtilement ornées de bandes de tissu kente.
Ce changement va bien au-delà de l’esthétique. Il marque une rupture assumée avec les symboles coloniaux et traduit une volonté claire de réappropriation culturelle au sein des institutions judiciaires. À travers cette réforme, le Ghana affirme que la justice africaine peut s’exprimer avec ses propres codes, sans renier la modernité.
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Le choix du kente est lourd de sens. Tissu emblématique de l’identité ghanéenne, il incarne l’histoire, la dignité et les valeurs du peuple. Son intégration dans la tenue judiciaire envoie un message fort aux citoyens comme au continent tout entier : la justice doit refléter l’âme de la nation qu’elle sert.
Cette initiative audacieuse, à la fois culturelle et politique, pourrait inspirer d’autres pays africains encore marqués par des héritages institutionnels importés. En repensant les symboles de son appareil judiciaire, le Ghana ouvre la voie à une justice plus enracinée, plus lisible et plus proche des réalités africaines.
Une image forte, désormais appelée à marquer un tournant dans l’affirmation de l’identité africaine au cœur des institutions publiques.