Au lendemain des élections législatives du 11 janvier 2026, le parti d’opposition Les Démocrates a dénoncé, mardi 13 janvier, de « graves entraves » ayant, selon lui, affecté la régularité du scrutin. Lors d’une conférence de presse, la Direction Nationale de Campagne a dressé un constat sévère, pointant des manœuvres destinées à écarter l’opposition de la 10e législature.
Le parti a recensé plusieurs dysfonctionnements dans des zones clés comme Cotonou, Porto-Novo, Calavi, mais aussi dans certaines communes septentrionales telles que Banikoara et Sinendé. Parmi les griefs évoqués :
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Des retards logistiques importants, avec des bureaux de vote ouverts jusqu’à huit heures en retard.
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Des carences en matériel électoral, notamment l’absence d’urnes et de carnets de procès-verbaux.
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Des entraves au contrôle, empêchant certains délégués d’accéder aux salles de compilation ou de recevoir les procès-verbaux officiels.
Malgré ces obstacles, Les Démocrates estiment avoir atteint le seuil de 20 % dans plusieurs circonscriptions et devraient obtenir des sièges au Parlement. Le parti a lancé un appel à la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) pour que tous les procès-verbaux de dépouillement et de compilation lui soient remis conformément à la loi.
Cette déclaration survient alors que le pays attend la proclamation des résultats provisoires par la CENA. Selon le calendrier officiel, la Cour constitutionnelle annoncera les résultats définitifs jeudi 15 janvier 2026.